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Femmes brimées, mariées à des hommes impuissants

par Soumaya Naamane Guessous

Article paru dans Ousra Magazine


« Je m’occupais de mes parents pauvres et fatigués. J’ai refusé le mariage pour ne pas les abandonner. A 34 ans, j’étais vieille pour le mariage. Mon père est mort. Ma mère et moi n’avions pas de quoi vivre. J’ai épousé un veuf de 70 ans. Il avait les moyens et acceptait ma mère sous son toit. Nous avons déménagé de Fès à Casablanca. Nous avons eu la sécurité. Je suis mariée depuis 11 ans. Je suis encore vierge !
Lors de ma nuit de noces, il ne s’est rien passé. Je pensais que c’était un accident passager. J’ai compris plus tard que mon mari était impuissant.
Ce n’est que 2 ans après que j’ai osé me confier à ma mère. Elle m’a interdit d’en parler pour ne pas paraître vicieuse. Elle m’a dit qu’il y avait de nombreuses femmes dans ma situation et que ce qui compte c’est que mon mari soit gentil avec moi et que ses enfants, adultes, me respectent. Sa fille qui a organisé ce mariage savait que son père était impuissant. Elle me l’a caché. Je regrette ce mariage. Si j’ai accepté de me marier, c’est aussi pour avoir des enfants.
Je n’en ai jamais parlé avec mon mari. Il ne m’en a jamais parlé. Je lui en veux de m’avoir trompée. Quant les femmes parlent de leur sexualité, je me sens très mal. Je n’y connais rien et peut-être que je mourais vierge alors que je suis mariée. »

« A 37 ans, désespérée d’épouser un jeune, j’ai accepté un homme de 68 ans. La nuit de noces, alors que je l’attendais avec le rêve d’appartenir enfin à un homme, de goûter au plaisir sexuel, alors que je tremblais à l’idée de ne pas saigner lors de la défloration, mon mari est venu à moi, la tête basse, gêné, pour me dire : « ecoute-moi, fille des gens, il ne se passera rien entre nous. Je ne pourrais pas te déflorer. Mais je m’occuperai bien de toi, je te gâterai si tu sais te taire. Il m’a embrassé, caressé, sans plus. 6 ans après, je vis avec lui comme si c’était mon frère. Je ne sais quoi faire. C’est pas tellement pour la sexualité, c’est surtout pour avoir un enfant. »

Des cas particuliers ? Non !
De nombreuses femmes se retrouvent ainsi piégées par des hommes incapables de les satisfaire, mais désireux de sauver les apparences en ayant une épouse.

Cette situation est plus courante à la campagne : les parents donnent encore leurs filles à des vieux dans l’espoir de leur assurer un avenir. Si la fille n’a pas d’enfant, elle peut toujours prétendre à sa part d’héritage à la mort du conjoint.

De nombreuses femmes, jeunes, pétillantes, capables de combler un homme, rêvant de volupté extrême, se retrouvent frustrées.

Le Coran reconnaît la sexualité comme la base de toute union conjugale. L’acte de mariage est un acte de nikah. Nikah signifie la copulation. La sexualité de la femme est un droit dans le cadre du mariage.
La Moudouwana accorde le divorce systématique à la femme en cas d’impuissance du mari.
Mais les traditions en ont décidé autrement et considèrent le plaisir sexuel féminin comme accessoire et non indispensable dans une vie conjugale.
Ces mêmes traditions imposent le plaisir sexuel du mari comme étant vital. Un homme ne peut vivre sans sexualité ! Une femme qui se refuse au mari est indigne. Le mari insatisfait a le droit et le devoir de prendre une autre épouse, de répudier l’épouse indigne ou de se consoler auprès de partenaires illégitimes.

Si ces femmes se retrouvent mariées à des impuissants, de très nombreuses autres souffrent de la même situation. A la différence que l’impuissance survient au cours de la vie conjugale. Parfois l’impuissance est définitive dans le cas de maladie organique : prostate, certains diabètes, traitements médicaux tels ceux prescrit en cas de maladies cardiaques, hypertension...
Parfois l’impuissance est d’ordre psychologique. Passagère, elle survient à la suite d’événements tels : problèmes professionnels, familiaux, économiques, traumatisme, stress …

L’impuissance due à la vieillesse est la plus courante. Mariées à des hommes bien plus âgés qu’elles, de très nombreuses épouses se retrouvent à la fleur de l’âge, débordant de sensualité et de rêves érotiques, avec des maris qui ne peuvent plus offrir de promesses.

Lorsque les femmes sont encore jeunes et qu’elles continuent à désirer, elles souffrent, mais très souvent en silence.

« Ma vie n’a plus de sens ! Je ne peux même pas en parler. D’un coté je lui ferais du tort devant la famille et les amis. D’un autre coté, personne ne me comprendrait. On me traitera de vicieuse. »
Ce qui se complique quand le couple a des enfants : « Si je le quitte, je ne pourrais pas expliquer la raison à mes enfants. Que vais-je leur dire ? Que je divorce parce que leur père ne me baise plus ? Ils me détesteraient ! »
Certaines femmes avouent avoir essayé d’en parler à leurs filles, mais jamais à leurs fils. C’est honteux !
« A 44 ans, je suis au régime forcé depuis 3 ans. Mon mari est fini. J’ai essayé de le quitter et j’ai voulu sonder ma fille. Elle a été très sévère et m’a dit que de toute manière, il m’a donné des enfants et m’a assez fait l’amour en 22 ans de mariage. Je n’ai pas pu la choquer. Je me suis définitivement tue ! »

Quand le mari a des pannes sexuelles de temps en temps, l’épouse s’accroche à l’espoir que la virilité va réapparaître. Mais quand les pannes se répètent, elle s’inquiète : « Au début, je pensais que ça passerait. Après 6 ans, j’ai compris que c’était sans espoir. Je ne suis pas très portée sur la sexualité, mais je reste une femme, je n’ai que 51 ans. J’aimais qu’il me prenne. Je n’ai jamais connu l’orgasme dont parlent les femmes, mais j’aimais qu’il me pénètre. »

Plus la femme est jeune, plus l’impuissance du mari est un drame. Plus elle est âgée, plus elle accepte la situation comme une fatalité « C’est ce que Dieu a voulu. Je n’ai rien à faire. J’ai eu mon dû de la vie. Maintenant c’est fini. »

De l’attitude de l’épouse peut dépendre la survie sexuelle du mari !
Un homme qui commence à avoir des pannes sexuelles devient très fragile. Il a été élevé dans l’esprit que la virilité est sa raison d’être. Sans érection, il n’est plus un homme.
L’attitude de l’épouse est très importante et peut l’aider soit à retrouver sa virilité ou au moins des miettes, comme elle peut l’enfoncer dans une impuissance définitive.
Lorsque le mari tente de s’exciter auprès du corps de sa femme, il peut avoir ou non des chances de réussite selon l’attitude de l’épouse. Si elle ne fait pas cas de ses pannes et contribue à son excitation en lui donnant de l’affection et en doublant d’adresse, elle l’encourage à avoir confiance en lui, à continuer à essayer.
Mais les choses ne se passent pas toujours de cette façon.
Trop nombreuses les femmes qui n’ont pas eu de plaisir avec leurs maris lorsqu’ils étaient pleine puissance sexuelle. Elles ont subi la sexualité sans la vivre, sans y goûter. Elles se donnaient à une corvée pour éviter la colère des maris. Elles livraient leurs corps inertes par peur de représailles.
Elles considèrent la sexualité du mari comme un pouvoir auquel elles étaient obligées de se soumettre pour justifier leur rôle d’épouse.
Dès que le mari commence à faiblir sexuellement, ces femmes prennent leur revanche.
Leur attitude peut être cruelle et peut aller jusqu’à opérer une sorte de castration chez les maris : « Quand il était un homme, il exerçait tout son pouvoir sur moi. Il était comme un chameau. Quand il est devenu un torchon, j’ai pris ma revanche. »
« Quand il a commencé à agoniser, je le traitais d’incapable et je me refusais à lui. Il me torturait tous les soirs, me brutalisait. J’en avais assez de ses tentatives vaines. Je lui disais qu’il n’était plus un homme, qu’il ne le sera jamais plus et qu’il me laisse en paix. »
La même phrase impitoyable est prononcée par ces femmes dans les moments de colère ou de règlement de compte : « Si au moins tu étais un homme ! »
Privé de la virilité qui lui confère le pouvoir sur la gent féminine, un homme perd son pouvoir : « Il abusait de son pouvoir quand il était encore un taureau. Maintenant qu’il est souris, je l’écrase ! »
Les termes qu’utilisent les femmes pour désigner l’impuissance masculine sont très négatifs et conditionnent les hommes : il est refroidi, évanoui, mort, devenu charouita (torchon), ne relève plus la tète, sa tète l’alourdit, fini, terminé, inutile, il dort, ne bouge plus, anéanti, foutu, vidé, agonisant, déposé les armes, devenu femme, plus un homme, devenu mon frère, a tari. Quand les femmes veulent s’exprimer sans rancœur, elles disent : sa nefsse est morte. Nefsse signifie le souffle. Sans virilité, il ne respire plus, il est mort ! C’est dire l’importance de la virilité !
Lorsqu’un mari reçoit cette rafale de termes, il n’ose plus essayer. Il se retranche, se replie sur lui-même, ne touche plus sa femme pour éviter l’humiliation. Si son impuissance est passagère, elle devient chronique.

Pour éviter le drame et se protéger, pour sauvegarder les débris de leur virilité, de très nombreux hommes retombent dans l’adolescence : prostitution et masturbation !

Ils cherchent à ressusciter leur puissance auprès des prostituées. Ils compensent par la masturbation.
Quand l’époux a investi de l’affection dans sa relation conjugale, quand il s’est préoccupé du plaisir de son épouse lorsqu’il était puissant, il récolte de la compréhension, de l’amour et de l’affection : « Mon mari a toujours été affectueux. Nous avons partagé des moments délicieux. Depuis qu’il a des difficultés, je l’aide, j’utilise ma main pour l’exciter. Je n’ai jamais fait allusion à ses pannes. Je fais semblant de ne pas comprendre. Je vais vers lui et le caresse. »
Touché dans sa virilité, le mari est respecté. Son honneur est sauf.

Certaines femmes essayent de ne pas blesser le mari, mais souvent il devient agressif : « Il est devenu infernal. Je ne peux plus lui parler. Moi, je me fiche de son érection. Ce que je veux c’est qu’il me laisse en paix. J’ai essayé de me rapprocher de lui au début, mais son sale caractère m’a éloignée. Il n’a qu’à aller dans la rue. C’est ce qu’il mérite ! »
Si de très nombreux hommes vont dans la rue, les femmes, elles, se résignent et se comportent en femmes vertueuses, comme le veut la société.
Retombent-elles également dans l’adolescence en compensant par l’autosatisfaction ?
Je ne saurai y répondre. La masturbation féminine est un tabou que mes efforts ne sont pas arrivés à briser. Le sujet choque et bloque la communication. Refus total d’en parler. J’ai respecté cette volonté.

L’impuissance masculine est très mal connue des femmes et des hommes.
Très souvent, lorsqu’un homme a des pannes alors qu’il n’est pas malade, il va penser au tqaf. Il est convaincu que sa femme l’a bloqué par vengeance. S’il trompe sa femme, il pense que c’est dû à la sorcellerie de la part de sa ou ses partenaire.
L’épouse elle-même soupçonne le mari d’avoir une maîtresse.
Souvent, le premier réflexe est d’aller chez des fqih pour enlever le mauvais sort. Le médecin est consulté en dernier lieu.
L’utilisation des aphrodisiaques est encore très courante, soit spontanément par l’épouse, soit à la demande du mari : « Dès qu’il est devenu torchon, j’ai essayé plein de recettes, surtout lamsakhen. Au début ça marchait, mais après, plus rien. Tu as déjà vu un mort ressusciter ? J’ai tout essayé. Mes recettes lui ont esquinté les intestins. Le gros intestin que je voulais faire revivre est mort à jamais. »

Si les femmes souffrent de l’arrêt de leur sexualité, elles ne peuvent demander le divorce, même si la loi et l’islam les y autorisent.
« Comment expliquer à mon père la raison de mon divorce ? »
Si la honte et la gêne empêchent d’évoquer ce sujet avec le père et la famille, avec le juge c’est pire. « Même si j’avais le courage d’en parler à ma famille, je ne pourrais aller chez le juge. Je ne sais même pas comment le lui dire en arabe. » « Les juges qui s’occupent du divorce sont tous des hommes. Comment leur parler ? Je lui dis que mon mari ne me baise plus ? Qu’est-ce qu’il va penser de moi ? » « Non, je ne peux pas. J’attends de prendre mon dû au Paradis »
Le seul problème est que le Coran parle du plaisir sexuel comme étant un des délices promis aux hommes au paradis, mais ne dit rien sur le plaisir des femmes. Y aura-t-il une compensation dans l’au-delà ? Dieu seul le sait !
Une des femmes avoue avoir été chez le juge pour demander le divorce, accompagnée de sa fille qu’elle a eu avec un premier mari. « Ma fille a parlé au juge en français. Il a convoqué mon mari. Je me suis présentée une seconde fois chez le juge pour avoir la date de la confrontation. Le juge m’a appris que mon mari lui a confirmé qu’il n’était pas impuissant et que c’est moi qui ne suis jamais satisfaite. Il a menti en disant que plus il me fait l’amour, plus j’en veux.
Le juge m’a sermonnée et m’a dit que c’est péché de détruite ainsi son couple pour des futilités. Je lui ai juré que mon mari n’est plus un homme. Le juge m’a demandé une preuve. Comment prouver une impuissance ? Je suis repartie mal à l’aise, honteuse. J’ai regretté d’avoir entrepris cette démarche. J’avais envie de dire au juge que je ne vais tout de même pas demander à mon mari de faire l’amour devant lui pour qu’il ait une preuve ! Comment prouver une impuissance non avouée ? Je ne vais pas le tirer de force chez un médecin et lui demander de se masturber devant lui pour qu’il constate qu’il n’a plus rien entre les jambes !
J’en ai voulu à mort à ma fille qui m’a traîné dans cette aventure et je suis retournée chez moi, la tète basse. Depuis, 7 ans ont passé et je vie toujours avec ce torchon. »
La famille n’épaule pas toujours l’épouse qui ose parler : « Je me suis confiée à la femme de mon oncle. Elle en a parlé à mon oncle qui a demandé à mon mari de se faire soigner. Mon mari a été furieux et m’a giflée pour l’avoir humilié. J’ai expliqué à la femme de mon oncle que mon mari a tout essayé sans succès. Il a pris parfois du Viagra, mais son médecin le lui a déconseillé car il est cardiaque. Mon oncle a fini par me parler. Il m’a dit que dans la vie il n’y pas que ça et que Dieu nous a donné le mariage pour avoir des enfants, s’occuper du foyer et du mari. Il m’a dit que Dieu pardonne à l’être humain. Donc je dois pardonner à mon mari, être clémente et continuer à vivre avec lui. Il m’a dit de remercier Dieu car mon mari ne me trompe pas. Il m’a rappelé que j’ai plus de 40 ans, que j’ai des enfants et qu’aucun autre homme ne s’intéressera à moi.
J’ai ressenti la plus grande honte de ma vie face à l’oncle à qui j’étais en fait en train de dire indirectement que je voulais baiser. Je suis restée avec mon mari et avec ma faim. »

Les maris, eux, ne comprennent pas l’attitude des épouses qui se plaignent
« Je lui ai dit que j’étais lésée. Il s’est emporté et m’a traitée d’ingrate, de mal éduquée. Il m’a dit que les femmes de bonne famille ne parlent pas de ces choses. Seules les putes parlent de sexe. »
« Il m’a dit qu’il ne me manquait rien car il s’occupe bien de sa maison et de sa famille. Il m’a demandé de remercier Dieu, car un autre mari m’aurait jeté à la rue pour se marier avec une jeune capable de lui donner du souffle. »
Il arrive que le mari impuissant culpabilise son épouse, lorsqu’elle est avancée en âge : « Il m’en veut. Il dit que c’est de ma faute car je ne sais pas le réveiller, ni l’exciter. »
Est-ce une protection qu’utilise le mari pour éviter les reproches de l’épouse ? Très possible. Mais c’est aussi la culture qui lui apprend qu’une femme jeune donne du souffle, alors que la vieille en consume.
Ce qui pousse de nombreux hommes impuissants à devenir adultères : « Il a perdu la tète depuis que son malheur est mort. Il est devenu un autre homme, ne me respecte plus et passe son temps à hurler pour n’importe quoi. Même ses enfants s’en plaignent. Il s’est mis à forniquer avec les gamines. Mais je suis sure qu’il n’arrive à rien avec elle. Il est mort, fini. Les gamines le suivent pour de l’argent, il n’a rien d’autre à leur donner ! »

Le mari peut menacer de répudier la femme et de la chasser de la maison si elle ose parler. Sans ressources, sans toit, ayant des enfants à charge, elle se résigne et fait le deuil de son plaisir.
« J’ai fini par tuer mon désir. J’ai du choisir entre satisfaire mon ventre ou mon bas-ventre. J’ai choisi ce qui est vital ! »
Quelle injustice : « Si c’était moi qui ne pouvais plus assurer, il m’aurait chassée avec l’aide et la bénédiction de l’entourage et de la loi ! »
Très souvent l’épouse quitte le lit conjugal : « Je n’ai plus de raison de continuer à supporter ses ronflements. »

La vie conjugale devient un enfer : un homme écorché à vif, blessé dans sa dignité, une femme brimée, souffrant d’injustice, d’incompréhension, condamnés tous deux à vivre ensemble !
Quand le mari maîtrise sa colère, quand il compense son impuissance par de gestes tendres, l’épouse refoule ses frustrations, du moins en apparence. Mais malheur au mari qui s’emporte : « Je ne lui reproche rien, je tais mon manque. Je n’en souffre pas beaucoup parce qu’il a toujours tiré rapidement son coup, sans se soucier de moi. Je fais tout pour lui faire oublier son handicap. Mais quand il me provoque, je lui sors sa vérité et lui rappelle mon sacrifice. C’est la seule façon de le faire taire ! »
Si la virilité du mari est une arme dont il use pour exercer son autorité sur l’épouse, son impuissance devient une arme entre les mains de l’épouse.

Si la société ne reconnaît pas le droit au plaisir sexuel féminin, les plus jeunes des femmes apprennent de plus en plus à faire valoir ce droit.
Ce sont des femmes lettrées, capables de se prendre en charge ou ayant une famille qui les soutient : « Je l’aimais, mais il m’a toujours laissée sur ma faim. Ensuite il a eu un problème de santé et des difficultés à faire l’amour. Je n’en pouvais plus. J’en ai parlé à ma mère qui en a informé mon père. Mon père est un homme pieux. Il l’a appelé pour lui expliquer que le Coran me donne des droits que lui ne peut respecter et qu’il fallait se quitter. Je me suis séparée de lui avec peine car il était gentil. Mais la vie du couple ne se fonde pas seulement sur la gentillesse. »

Le non-dit, l’absence de communication des époux ! Le mari s’isole dans un silence épais. L’épouse n’aborde le sujet que pour blesser le mari.
Pourtant, par le dialogue, le mari peut être apaiser et la femme peut trouver une solution à sa frustration. Mais généralement, on ne parle pas de ces choses entre époux. Cette communication suppose au départ que la relation du couple est basée sur la passion. En dialoguant, le couple peut continuer sans trop de dégât, d’autant plus qu’une femme peut être satisfaite par une autre voie que celle du vagin : « Souvent il meure avant de me pénétrer. Ces derniers temps il n’arrive plus à se réveiller. On en a parlé. J’ai apprécié qu’il se confie à moi. Cela a évité qu’on se détruise mutuellement. Depuis, il me caresse avec sa main à l’extérieur pour me faire jouir. Je sais qu’il est triste, mais il fait des efforts pour que je ne souffre pas de son impuissance. Je suis affectueuse avec lui et reconnaissante. »
De nombreuses femmes, élevées dans la honte, ayant subi leur sexualité conjugale, n’ont pas la chance de jouir de cette manière. Cependant, quand le mari reconnaît le sacrifice de la femme, elle est souvent prête à faire des concessions et placer son mari avant sa satisfaction sexuelle : « Il est devenu tellement doux. Il me gâte et me demande pardon du mal qu’il me fait. Comment pourrais-je le blesser ? Je l’aime malgré tout ! »

Douces femmes, quand vous aimez vous êtes prêtes à tout sacrifier, y compris la base même de l’amour ! Si les hommes réagissaient comme vous, le monde se porterait mieux. La relation homme/femme serait harmonieuse !
Une femme de 47 ans s’exclame avec humour : « Quand je pense à la chance que j’avais d’avoir un homme qui me réveillait la nuit avec un corps dur ! Je regrette toutes les fois où je me suis refusée sous prétexte que j’avais sommeil. Quel gâchis ! Moralité, il faut profiter tant que la tente est dressée. Une fois qu’elle est démontée, il ne te reste que Dieu, tes rêves et tes lamentations pour te consoler ! »











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